Parfois tu t'dis que tu as envie d'être à sa place, dans ce cercueil. Les gens te pleurent, ils chantent pour Toi. Vêtus de noir, les têtes baissés, les coeurs brisés.. Les regarder d'en haut et ne plus devoir supporter ces paroles au téléphone, ces descriptions insupportables, ces images qui s'enchaînent dans ta tête et qui ne s'arrêtent plus. Ca sert à quoi de s'asseoir dans l'herbe, de baisser la tête comme un faible, de mettre vite ses lunettes pour cacher ses larmes, ça sert à rien, à tout, a faire chier, à s'humilier, a aimer. Stop. Pars. Vas t'en.
Tu fumes, encore, toujours. Il n'y a que ça. Tu bois. & autre, naturellement. Tu gardes toujours ta petite bouteille de verre dans ton sac, celle qui te fera oublier pendant un instant, celle qui te fera rigoler jusqu'à ne plus tenir debout. Celle qui te fera espérer. Espérer oui ce mot dont tu as oublié toutes les significations. Pourtant, tout ça s'arrangeait à un mot. On pouvait enfin parler de raison, de morale, de valeurs. Oui avoue, tout cela t'étonnais, tu n'en revenais pas, de ces efforts inattendus. Mais tu étais fier, tu commençais à avoir des projets. Mais non. Mais non ! Petit con que tu es, tu y avais cru? Tu avais marché. Ne parles pas, ne te justifie pas, je te comprends mon Ami, tout le monde serait tombé dedans. Mais c'est fini ne t'inquiète pas. Ne retourne pas sous tes arrêts de bus en pleine nuit, en écoutant celui qui était le symbole de ce soi disant amour. Tu as fais le plus dur tu sais. Jamais tu avais imaginé ce moment, pour Toi ça te paraissait impossible, irréel. Mais tu ne t'es pas défilé. Supprimée. Voilà, supprimée. Ca te fait chier je le sais, car à 3 gestes près, ça ne se serait pas du tout passé comme cela, à 3 mots près, non 4 exactement, tu n'écrirais pas le même article. Tu utiliserais des beaux mots, en voyant l'avenir avec de belles couleurs. On appelle cela Hasard, ou Destin. Tu as choisi ta phrase, tu as choisi ton chemin, certaines personnes ne veulent pas avancer, certaines personnes ne tires aucune leçons de leurs erreurs. Alors laisse. Laisse les seule. Car en s'envoyant dans le mur, elles t'emmènent avec elles. Parlons pluriel soyons fou même si cela ne convient pas. Bref, toi avant tu ne voulais pas comprendre, tu ne voulais pas te rendre compte des choses. Tu insistais, têtu & borné comme tu es. Aujourd'hui, c'est fait. Tu as réagis. C'est fini, mon Ami. Allez Sourie sourie, c'est la vie. Tu ne veux plus être à sa place dis le, dis le moi. Que tout est noir dans ce tombeau, ce tombeau de l'amour, ce tombeau des baisers infinis, des baisers qui ne veulent rien dire, ce qu'on te donne sans raison, sans sentiments, tel un objet. Toi qui croyait ne jamais être à cette place, tu as finis tel un jouet, à être la victime d'un être sans coeur et sans principes, sans conscience.
Va. Va t'échouer seule. Va où tu veux mais pas dans cette ville que tu gâcherais. Ce serait une nouvelle tromperie, un nouveau mensonge, un nouveau voyage dans la fausseté. Un souvenir que tu pourrirais. A toi qui décidément aime les noms commençant par A, je ne dirais pas A ton nom comme l'avait inventé notre Ami, mais Adieu.